Charlie Arsenault-Jacques est végane et son boulot l’amène à se promener aux quatre coins du Québec. Elle a compilé un petit carnet d’adresses de restos omnis qui servent de délicieux plats végétaliens.

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Cette semaine, je rencontrais une étudiante en journalisme qui travaille sur les difficultés sociales des véganes pendant le temps des fêtes. Ensemble, on cherchait des trucs leur rendre la vie un peu plus facile. Avec offres de traiteur végane qui se multiplient, ajouter une décadente buche sans lait, oeuf ni beurre ou un rôti végétal plein de saveurs sur la table familiale est possible pour plusieurs d’entre nous.

Le Salon du livre de Montréal (mon troisième!) ouvre ses portes dans quelques jours. Pour l’occasion, j’ai eu envie de me faire plaisir en combinant deux sujets qui me tiennent à coeur et qui n’ont pas grand chose à voir : le véganisme et la littérature ! Puisque tous les prétextes sont bons pour découvrir de nouveaux livres, voici une petite liste toute subjective de dix auteur-e-s de fiction francophones contemporains qui sont véganes ou qui appuient la cause. Pis oui, y’en manque plein…

Plusieurs milliers de personnes ont déjà participé aux premières éditions du Défi végane organisé par le Festival végane de Montréal. Les participantes et participants y ont trouvé le soutien nécessaire pour passer des bonnes intentions à la pratique. Je me suis inspirée de ces expériences pour écrire mon nouveau livre, Le défi végane 21 jours (en librairie dès aujourd’hui), un petit guide pratique d’introduction au véganisme.

La mac and cheese week arrive à point. C’est la fin de l’hiver, on a besoin de réconfort. À Montréal, Québec et Toronto, des restaurants se sont regroupés pour ajouter un peu de chaleur dans nos dernières journées enneigées. Si les chefs rivalisent d’imagination pour concocter le macaroni le plus décadent qui soit, aucun n’a osé substituer le fromage pour un ingrédient un peu plus sain.

« Aujourd’hui, on ne nous demande plus pourquoi cesser de manger des animaux, mais comment faire » déclarait récemment Fabrice Dezrelle, président de l’association belge Végétik. Je partage son impression. Je reçois des dizaines de courriels par mois de gens qui me demandent des conseils, mais surtout des références de traiteurs. Pour se faire livrer des petits plats préparés à la maison, pour servir le lunch à un groupe de travail ou pour une réception.

Il y a un peu plus d’un an, Sophie Gaillard, Martin Gibert et moi-même lancions le manifeste Les animaux ne sont pas des choses pour réformer le Code Civil du Québec. 52 000 signatures plus tard, un projet de loi était déposé par le ministre Pierre Paradis. La Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal propose une réforme du statut juridique de l’animal sous le Code civil du Québec, reconnaissant celui-ci comme un être sensible, distinct de l’objet inanimé. Le projet de loi est commission parlementaire.

Depuis de nombreuses années, nous choisissons les aliments que nous consommons en nous basant sur leur apport en calories, en matières grasses, en fibres, en vitamines et en minéraux. Cependant, compte tenu des préoccupations croissantes quant à l’approvisionnement en eau douce, à la perte de la biodiversité et aux changements climatiques, il est temps de nous détourner des aliments d’origine animale pour adopter une alimentation à base de végétaux.

« J’ai été végétarienne pendant trois ans pour des raisons de mieux-être, d’éthique et d’environnement. Puis, quand j’ai vu ma santé décliner, j’ai opté pour une alimentation paléo. »

Dans le dernier numéro du magazine Véro, page 118, on propose un débat pour ou contre le végétarisme. La page est divisée en deux colonnes. Dans le camp gauche, j’explique pourquoi j’encourage l’élimination des protéines animales de notre alimentation. À droite, Aglaée Jacob, qui détient un bac et une maîtrise en nutrition, défend le point de vue contraire à partir de sa propre expérience. Comme je n’ai pas eu l’occasion de lire ses arguments avant de présenter ma position, je vais profiter de ce billet pour lui répondre.

par Marie-Noël Gingras-Perron 

Chaque jour de la semaine et ce, jusqu’au 5 octobre, 30 camions nous attendent aux quatre coins de la ville pour nous faire découvrir leur cuisine de rue.

Je me suis intéressé aux options végétaliennes que ces food trucks proposent… s’ils en proposent ! Voici un petit compte rendu de mes découvertes.

Une visite chez Sata Sushi

J’aime les sushis. Mais genre, vraiment beaucoup. Abandonner le fromage ? C’est rien comparativement au thon et au saumon. J’ai eu la chance de visiter le Japon et fallait me tordre le bras pour m’amener manger ailleurs que dans les bars à sushis. En fait, je pense que je me rappelle avec précision chaque repas de sushi que j’ai pu manger dans ma vie.

par Isabelle Gélinas

Dès que j’ai aperçu le livre Courez mieux courez végé, j’ai voulu me le procurer. Adepte de la course à pied, je courais encore l’an dernier, mais une vilaine blessure m’a clouée au plancher pendant plus de six mois, et j’ai de la difficulté à m’y remettre sérieusement. Coïncidence, je suis devenue végétalienne quelques mois après ma blessure. Allier course et végétalisme dans un seul ouvrage m’est immédiatement apparu comme une bonne idée.

Plaidoyer pour la graphie épicène avec un « e »

Rédigé par un collectif de militantes et de militants véganes.

Le véganisme est de plus en plus populaire, mais la langue française tarde à adopter une graphie uniformisée pour référer à ceux et celles qui pratiquent ce mode de vie. Vegan? Végan? Végintégriste? Plusieurs refusent d’utiliser le terme végétalien, mot qui s’applique avant tout à la pratique alimentaire, alors que le véganisme est conçu comme le refus global de toute exploitation animale, que ce soit pour l’alimentation, le divertissement, l’habillement ou les tests de laboratoire. Il s’agit d’ailleurs du sens donné au mot anglais dès 1951 par The Vegan Society qui avaient eux-mêmes créé ce terme. Quel mot devrait-on utiliser en français?

C’est le restaurateur romain Alfredo di Lelio qui, en 1914, aurait inventé la sauce Alfredo en doublant la quantité de beurre des fettuccine al burro. Il espérait ainsi faire manger sa femme enceinte et prise de nausées. Très vite, les consommateurs se sont rués sur sont restaurant, mais c’est en Amérique que la sauce Alfredo est devenue un classique – et une sauce d’ailleurs. En Italie, le beurre et le fromage sont intégrés aux pâtes chaudes qui en absorbent la saveur. Ici, on préfère noyer ses fettucines à la louche.

La plupart de ceux à qui je parle de végétalisme comprennent assez rapidement les arguments (éthiques, écologiques ou de santé) et finissent par démontrer un intérêt à changer leur alimentation. Par contre, un tel changement radical peut faire peur et plusieurs personnes s’en sentent incapables. Comment on s’y prend pour faire la transition ? Est-ce que ça doit se faire du jour au lendemain ? Pas nécessairement.

Par Frédéric Côté-Boudreau
(une première version de cet article est parue en 2011)

On voit beaucoup de tableaux qui circulent illustrant la quantité de protéines dans les végétaux. Dans certains cas, les chiffres sont bons. Dans d’autres, ils sont faux. Le nutritionniste américain Jeff Novick a refait les calculs en se basant sur les dernières données de la USDA. Son article a suscité beaucoup d’enthousiasme sur le réseaux sociaux et je me permets d’en proposer une traduction. On peut télécharger un PDF complet ici.

C’est ce week-end à Montréal (les 15, 16 et 17 mars) et le suivant à Québec (23-24 mars) qu’aura lieu l’Expo manger santé. Plus de 25 000 visiteurs sont attendus : inutile de dire que c’est le plus gros événement santé au Québec. Cette année encore, des centaine d’exposants présenteront au public des aliments sains et des produits écolo. C’est l’occasion rêvée de goûter à plein de nouveaux produits et de discuter avec leurs fabricants. Et pour la troisième année consécutive, je serai présente à l’expo.

La poussière s’accumule sur mes comptoirs de cuisine, j’ai prêté des bols et des moules à des copines et je songe à utiliser mon four comme espace de rangement. C’est vrai que depuis quelques mois, je ne cuisine pratiquement pas. Je fais plutôt appel à des traiteurs comme Daniela, Mariève et Gaëlle qui me cuisinent  avec amour des petits plats végétaliens pendant que je réfléchis, écris, fais du yoga et flatte mes chats.

On ne mange pas seulement pour survivre. La cuisine fait partie de notre culture, de notre identité. Quand je décide de remplacer la tourtière par un pâté de millet et que je refuse de mettre du lard dans mes patates, suis-je en train de renier tout ce que mes ancêtres ont construit, ce qui me lie à ma nation ? Est-ce que priver ses enfants de dinde est aussi condamnable que de les éduquer en anglais sans jamais leur faire écouter Moi mes souliers ?

Quand j’étais petite, mon père me disait souvent « C’est pas parce que quelqu’un te demande de te jeter à l’eau qu’il faut le faire ».
C’est ce que j’aurais dit aux dirigeants du Commensal si on m’avait demandé mon avis sur l’introduction de poulet, de crabe et de crevettes dans leur menu.

Quelques mois après l’ouverture d’un Commensal & cie sur la Rive-Sud, le premier restaurant végétarien au Québec vient d’annoncer qu’il offrirait maintenant dans tous ses restaurants des présentoirs Commensal & cie, garnis de poulet du Québec, de crabe et de crevettes nordiques. Pourquoi? Parce que 65 % des clients auraient dit qu’ils en voulaient.

Il y a quelques semaines, je parlais d’un nouveau poulet végétal produit à base d’ingrédients naturels qui ressemblait à s’y méprendre à la vraie chose. En vacances en Oregon, j’ai pu goûter à ce faux poulet produit par Beyond Meat.

Les végétariens vont se reconnaître dans mon expérience. Vous savez, quand vous mordez dans un sandwich et que le plaisir initial est vite remplacé par un « merde, c’est de la viande… » ? C’est ce qui m’est arrivé ce midi. J’ai dû regarder mon emballage 2 fois pour être bien certaine de ne pas m’être trompée. Même ‘à froid’, sans sauce, les morceaux de poulet goûtent… le poulet. La texture, le goût, le gras, tout y est. En revanche, pas de souffrance, pas de cholestérol, moins de CO2, que du bio. Que demander de plus ? En plus, il coûte le même prix que le « vrai » poulet.

Qu’on milite pour le gel des droits de scolarité, contre les gaz de schiste ou pour la fin de l’exploitation des animaux, on est tous dans le même bateau : on veut influencer, changer le monde. On parle, on écrit, on manifeste, on rencontre. On fait surtout de son mieux, bien souvent sans savoir si la stratégie qu’on adopte portera fruit. C’est peut-être l’intention qui compte, mais on ne milite pas pour passer le temps, les résultats devraient nous importer aussi. Comment militer efficacement? En fondant nos actions sur les expériences des autres groupes et surtout, sur la psychologie.