J’ai la chance de vous parler du sublimissime Restauran V de Tallinn, en Estonie, un mini pays de rien du tout. J’y étais il y a 3 semaines avec mon ami Simon, pour le simple plaisir de découvrir un endroit dont on n’avait presque jamais entendu parler avant.

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Une visite chez Sata Sushi

J’aime les sushis. Mais genre, vraiment beaucoup. Abandonner le fromage ? C’est rien comparativement au thon et au saumon. J’ai eu la chance de visiter le Japon et fallait me tordre le bras pour m’amener manger ailleurs que dans les bars à sushis. En fait, je pense que je me rappelle avec précision chaque repas de sushi que j’ai pu manger dans ma vie.

L’univers de la designer culinaire Marije Vogelzang

Proef signifie « expérimenter » et « goûter » en néerlandais. C’est le nom du restaurant de la designer Marije Vogelzang à Amsterdam. C’est Eve qui m’en avait parlé brièvement sur Twitter : « Essaie ça » m’avait-elle écrit en réponse à un commentaire dans lequel je disais qu’il était assez difficile de bien se nourrir dans la capitale néerlandaise  – il faut savoir que je venais de passer quelques jours à engouffrer des sandwichs coincés entre des présentations Powerpoint.

Le restaurant Bouddha d’cuisine à Laval

J’avais bien vérifié l’itinéraire sur Google Maps : la 15, puis la 440 vers l’Ouest. Rien de bien compliqué, mais un peu plus dépaysant que de prendre un Bixi pour aller déjeuner dans le Mile End. Chaque fois que je sors de l’ïle, j’ai un peu honte de me sentir étrangère à quelques kilomètres de chez moi, mais j’ai aussi un vrai plaisir à jouer sur les différences entre l’Île et sa couronne, pour appartenir à un clan, se sentir réconfortée dans ses choix de vie. Au premier ralentissement sur l’autoroute des Laurentides, on ne peut s’empêcher de lancer le très cliché « en tous cas, moi, je ne ferais pas ça tous les jours… 20 minutes de Montréal ? Ouain, le lundi à 2 heures du matin… »

Une visite culinaire et éthique

L’été dernier, les étudiants de première année en Lettres et Sciences de l’Université de Californie à Berkeley ont tous reçu une copie du livre The Omnivore Dilemma de Michael Pollan. Dans le cadre du programme On the same page, les étudiants étaient invités à assister à des séminaires et à discuter de la question fondamentale posée dans le best seller : que faut-il manger?

Pour Pollan la réponse devrait être « Eat Food. Not too much. Mostly plants ». Au cours des derniers jours, j’ai pu parcourir les épiceries, cafés, restaurants et marchés de San Francisco et si je devais résumer mes impressions en une phrase, je dirais que tout le monde ici a l’air d’avoir lu Pollan. San Francisco, c’est un peu le paradis du flexitarien consciencieux. À San Francisco, les questions relatives à l’environnement et au réchauffement climatique font partie du discours politique depuis plusieurs années et les Californiens sont depuis longtemps obsédés par leur santé. C’est pour ces raisons qu’on cherche plus que jamais à se nourrir de produits locaux et bios (en allant jusqu’à les cultiver soi-même; San Francisco est une capitale de l’agriculture urbaine). C’est aussi essentiellement pour des raisons environnementales et de santé que les plats végés sont intégrés à la vie quotidienne.

Visite au restaurant Toqué de Montréal

Si je comptais sur les doigts d’une main mes meilleurs repas à vie, mes trois repas au Toqué y figureraient. Et si je devais compter sur les doigts de l’autre main mes rencontres marquantes, j’aurais bien envie de réserver un doigt pour Normand Laprise, son chef propriétaire. Toqué figure parmi les restaurants les plus étoilés du guide des restos Voir et demeure le seul établissement montréalais membre du regroupement Relais et Châteaux. Toqué, c’est une classe à part, l’icône de la gastronomie montréalaise. Toqué est probablement aussi le restaurant le plus éthique à Montréal : on y sert que des produits de première qualité, en très grande partie locaux et de saison, sélectionnés avec soin et apprêtés avec grand respect, voire avec amour. Les légumes occupent une place importante dans l’assiette de Toqué, les « restes » sont offerts à des soupes populaires et les végés y sont accueillis en rois. Récit d’une riche rencontre,  pour la panse et la pensée.

Faire la foire sans manger de viande !

Je travaille au centre-ville, le paradis de la foire alimentaire dans des sous-sols déprimants.  De toutes ces chaînes, Thai Express semble la plus populaire. Autour de midi, chaque Thai Express prend des allures de Silom Road avec des dizaines de travailleurs qui s’agglutinent autour des comptoirs de commandes à emporter. Reste que Thai Express est aussi un resto plutôt sympa pour les végétariens.

Avec les bars à salade et à sandwiches comme Cultures et Veggirama, Thai Express est un des fast food les plus veggie friendly. On y a toujours offert des nouilles aux légumes, mais depuis quelques mois, on a compris que les végétariens aussi avaient besoin de protéines et le Pad Thai est maintenant offert avec du tofu. Mieux, on a clairement identifié les plats végétariens d’un gros V vert : pad sew, pad thai, riz frit, sauté. Plus besoin de s’astreindre à l’exercice d’élimination. Ne manquait plus qu’on distingue les plats végétariens des plats végétaliens (sans produits d’origine animale). Et lorsque j’ai commandé mon pad thai hier midi, le gentil caissier m’a demandé: « Avec ou sans oeuf ? » Grand sourire pour moins de 8$.

Manger éthique dans les restos montréalais

Les végétariens et végétaliens sont-ils vraiment confinés à aller manger au Commensal s’ils veulent un verre de vin pendant le repas ? Et qu’en est-il des  « omnivores » qui préfèrent une viande bio, un poisson qui ne serait pas menacé et des légumes locaux et de saison ? Est-il possible de transposer les principes de bonne alimentation dont tout le monde parle dans les restaurants montréalais ? On critique le décor, le service et le goût des plats servis, mais que faut-ils penser du choix même des aliments  ?

Curieusement, les différents guides de restos montréalais ne répondent pas vraiment à cette question que je me pose pourtant à chaque fois que j’ai envie d’un bon repas. J’ai donc écrit à la majorité des restaurants quatre et cinq étoiles du guide Voir pour leur demander si on pouvait, chez eux, manger végé ou végan, et ce qu’on savait des aliments servis. J’ai aussi posé la question sur Facebook et j’ai reçu des recommandations. Des « trois étoiles » sont venus se mélanger à ma liste initiale. J’ai mis de côté tous les restos officiellement végétariens, j’y reviendrai peut-être un jour. En attendant, happycow est là. Évidemment, ma démarche n’a rien de journalistique ou de scientifique. J’ai peut-être oublié quelques bonnes tables au passage et omis quelques détails, mais je me suis bien amusée. Et je compte sur vous pour compléter.