Oignon au four et poireau vinaigrette

Lorsque j’ai visité Proef, le restaurant de la designer Marije Vogelzang j’ai été absolument séduite par l’oignon rouge cuit au four. La serveuse m’avait alors expliqué que l’oignon était simplement cuit à feu doux, dans sa peau, pendant environ une heure. C’est tout. Vraiment ? Oui oui. J’y croyais pas trop, mais fallait bien essayer.

Quelques recettes d’été pour profiter des belles journées

Si je me fie à mon calendrier, nous sommes pratiquement à la moitié de l’été. Même si les boutiques semblent pressées de nos traîner avec l’automne avec leurs étalages de rentrée des classes et de cols roulés, on a encore un peu de temps pour faire des réserves de vitamine D et expérimenter avec des recettes estivales. Contrairement aux billets sérieux sur l’aquaculture, les pesticides et la souffrance animale qui peuvent quand même attendre un peu, j’ai accumulé au cours des dernières semaines plein de petites idées qui sont toutes indiquées pour profiter de ce qui nous reste de beaux jours. Alors les voici :

La fameuse soupe froide à l’avocat et à la bière de mon ami Ianik.

Mon ami Ianik se définit de bien des façons mais pas du tout comme un végéta*ien.  Une de ses grandes spécialités, c’est la merguez sur le grill et il ne jure que par sa boucherie downtown HoMa Hochlag’. N’empêche que Ianik est, de tous mes amis, sans doute le meilleur cuisinier et son répertoire contient d’incroyables recettes végétaliennes glanées au fil des années, déconstruites et reconstruites suivant ses inspirations.

Fleurs de courge farcies au tofu de maïs et pesto de coriandre

J’ai profité de ma visite à San Francisco en mai dernier pour visiter le restaurant Millenium, probablement le plus grand restaurant végan au monde dont je parle assez souvent ici. J’ai visité le célèbre resto à deux reprises, la dégustation totale à chaque fois, la succession d’épithètes à chaque plat. Mais si je devais en choisir un seul, celui qui m’a le plus marquée, ce serait les «Pumkin Seed Crusted Stuffed Squash Blossom.» Des fleurs de courges farcies avec du tofu citronné à la sauge et servies avec des champignons sautés et de la confiture de groseilles.

Repas printanier d’inspiration japonaise

Fallait marquer l’ouverture de la terrasse avec son premier souper d’amis de l’été, mais pas en passant la journée devant les fourneaux: la cuisinière aussi avait envie de profiter des 25 degrés. Je me suis laissée inspirer par la fraîcheur, la simplicité et la précision de la cuisine japonaise pour préparer des plats facile mais offrant de vraies surprises au palais. En entrée, des rouleaux de caviar d’aubergine accompagnés de daïkon et de tomates.

Ceux qui me suivent se rappellent que mon caviar d’aubergine avait eu un très grand succès lors du festin d’agnostiques et j’ai donc d’abord choisi de miser sur cette valeur sure. La recette est ici. J’ai servi le caviar d’aubergine en cornets grâce à ma découverte de la semaine, des « soy wrappers » dénichés chez Eden sur l’Avenue du Parc. Ces minces feuilles de soya (non ogm) s’appellent aussi mame nori et remplacent les feuilles d’algues dans les sushis. On les utilise d’ailleurs exactement comme le nori mais ça me semble un peu plus solide et avec un goût plutôt neutre et une texture agréable. On les achète en paquet de cinq – avec cinq couleurs différentes  – pour environ quatre dollars.

Un buffet végétalien pour non-croyants

La proposition était séduisante. Il allait s’occuper de tous mes petits problèmes et caprices de WordPress et en échange, je préparais un repas pour le premier anniversaire de son neveu. Je pouvais cuisiner ce que je voulais. « Ok, mais je ne suis pas certaine que je pourrais cuisiner de la viande. Ça va être végan. Ça ne dérange pas ? » Je pouvais faire ce que je voulais (en revanche, ma liste de requêtes pour mon blog lui laisse beaucoup moins de latitude). Cuisiner contre du CSS, on aime.

Petits guides des fruits et légumes saisonniers

Quand j’étais petite, l’arrivée des premiers paniers de fraises signifiait pour moi la fin imminente des classes et l’ouverture des piscines. Et lorsque le maïs arrivait, c’était déjà le temps de se préparer pour la rentrée et de m’acheter de nouveaux crayons. Peut-être encore plus que le nombre d’heures d’ensoleillement, les fruits et légumes rythment nos vies et marquent les saisons. Et s’il y a un grand principe de cuisine éthique qui fait consensus, c’est bien celui-ci : manger des fruits et légumes locaux saisonniers. Consommer des produits de saison a quelque chose du sens commun, qu’on fait naturellement. L’été, on a envie de salades de petits fruits pour nous rafraîchir et nous énergiser alors qu’on sait qu’une casserole de légumes racines au mois de janvier va nous donner la chaleur et réconfort.

Fish and chips sans fish et sans chips.

On a du mal à s’imaginer une gang de gars allant souper Aux Vivres après leur game de hockey. La cuisine végétarienne a tendance à être une affaire de filles – pour chaque végétarien, il y aurait deux végétariennes. Reste que plusieurs gars, sans être complètement végétariens, décident de réduire leur consommation de viande et de produits d’origine animale. En attendant que la Cage aux sports offre des végéburgers et à quelques semaines des séries de la Coupe Stanley, j’ai essayé de voir ce que pouvait être de la bouffe de gars végétalienne.

Mon meilleur souvenir de bouffe de gars, c’est à Londres, avec Michel. Un samedi après-midi, on est dans un pub qui a des apparences de wagon de métro à l’heure de pointe. On assiste à un match de foot (ne me demandez pas qui jouait!). Évidemment, on commande un fish and chips. Mon premier – et dernier – à vie. Un plat qui n’a en apparence rien pour me plaire – un poisson sans nom entouré de panure, puis fruit, et accompagné de frites pour faire équilibré. J’avais pourtant adoré, et quelques années plus tard, j’en garde toujours un souvenir assez heureux.

Pour ma première tentative de bouffe de gars végan, j’ai essayé de reproduire le fish and chips londonien. Sans poisson et sans friture.