Une galette sans faire une boulette

Les galettes Super Fu, une bonne alternative au soya

J’ai découvert il y a quelques semaines les galettes de sésame, tournesol et arachides Super Fu produits par La Soyarie, une entreprise de Gatineau. Elles sont tendres, riches, goûteuses et prêtes en quelques minutes.  Ce midi, je les ai servies avec une salade de roquette, un peu d’humus et des germes de luzerne après les avoir faites revenir dans la poêle dans un peu d’huile.

L’intérêt de ces galettes, outre le goût, est qu’elles sont très nutritives (230 calories par portion), riches en fer, en fibres, en calcium, pas trop grasses ni salées et bien protéinées avec des acides aminés équilibrés. On peut d’ailleurs lire tous les bénéfices des graines de sésame et  des graines de tournesol sur le site de Passeport Santé. Et puis surtout, les galettes Super Fu constituent une bonne alternative au soya qu’on retrouve très souvent dans l’alimentation végétarienne.

Le soya est une excellente source de protéines, pleine de bonnes qualités. Par contre, la trop grande consommation de soya peut entraîner des intolérances et la majorité du soja produit est génétiquement modifié. On doit se poser la question des conséquences sur l’environnement de la production de soya. C’est ce qu’a fait The Guardian il y a quelques mois. Le soya est une des plantes les plus cultivées dans le monde et sa demande est en forte croissance. On estime à 90% la proportion de soya produit destinée aux animaux (et on a besoin de 8 à 16 kg de soya pour produire un 1 kg de viande). Ce n’est donc pas la faute des végétariens si on détruit la forêt amazonienne pour produire du soya, mais il faut quand même garder en tête que la production du soya est contrôlée par une poignée de grandes corporations et que cette monoculture détruit la biodiversité. The Guardian nous rappelle qu’on a la responsabilité de savoir d’où vient le soya qu’on consomme – on ne veut pas de soya pour lequel des forêts tropicales ont été détruites et on veut aussi privilégier l’alternance de cultures. Il faut aussi savoir qu’on utilise de l’hexane, un hydrocarbure toxique dans la production de tofu. Beurk. On devrait choisir le tofu biologique, poser des questions sur son origine et surtout, diversifier ses sources de protéines.

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