Aimer les animaux jusqu’à la mort

« Si la position du Food Movement sur la question des animaux élevés dans les fermes industrielles est claire, elle devient plus nébuleuse lorsqu’on l’applique aux élevages non industriels, c’est-à-dire à petite échelle et sans cruauté. C’est là que la contradiction des omnivores est mise en évidence. »

James McWilliams (Just Food) est un des rares auteurs à s’intéresser de près aux problèmes liés aux élevages à petite échelle. C’est d’ailleurs le sujet de son livre The Modern Savage qui vient de paraitre aux États-Unis.

Dans son texte Loving animals to death, il ébranle les fondements du discours des foodies, ceux qui, tout en condamnant l’élevage industriel, encouragent les petits élevages. Peut-on vraiment élever des animaux avec amour et compassion pour ensuite les tuer ?  « Comment un mouvement peut-il se soucier du bonheur des animaux de ferme au point de souhaiter une réforme de toute l’agriculture industrielle, tout en transformant ces mêmes animaux en assiette de tête de cochon fritte servie en entrée pour 11$. »

Le discours des véganes en amène plusieurs à revoir leurs habitudes de consommation. Choqués par les images d’élevages intensif, on veut bien faire et on se tourne vers la viande bio sans réfléchir au fond du problème :  la mise à mort d’animaux peut-elle être justifiée par notre simple plaisir gustatif ?  La question est importante mais pourtant, les textes disponibles pour y réfléchir sont rares. C’est pour cette raison que j’ai traduit Loving animals to death. Mon texte a été publiée dans le nouveau magazine végane Versus qui l’offre en accès libre.

Pour le lire, c’est par ici. 

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