Un vol sans viande

Bien manger en avion est possible.

Ma première expérience de repas végétarien en avion s’est avérée plutôt décevante. Alors que mon voisin s’empiffrait de foie gras, j’avais un plat de crudités avec une petite vinaigrette style ranch. Depuis, plusieurs végétariens m’ont fortement conseillé le “Asian vegetarian meal”. Peut-être pas complètement végétalien, mais absolument savoureux.

Cet après-midi, grâce à mon AVML (dans le jargon des systèmes de réservation), j’ai eu droit à un délicieux samosa avec une sauce au yogourt, une salade, deux currys et  des chutneys en accompagnement. Le tout était bien relevé et montrait une vraie maîtrise de la cuisine indienne. Je n’avais jamais aussi bien mangé en avion.

L’alternative goûteuse et végé au « beef or chicken ? » ne coûte rien de plus et est offerte sur la plupart des vols long- courriers. En effet, les transporteurs aériens offrent presque tous des repas spéciaux qu’il est possible de réserver jusqu’à 72 heures avant le départ. Les choix comprennent généralement des repas adaptés aux préférences religieuses (cachère ou musulman, qui sont en fait, ironiquement, le même repas!), pour diabétique, sans gluten, etc. Et trois options végétariennes : le VGML, le repas végétalien traditionnel, VLML, un repas végétarien mais contenant des produits animaux et et l’AVML, le repas végétarien asiatique. Le choix d’un repas spécial est gratuit et peut généralement être fait sur Internet dès la réservation.

Même le plus glouton des carnivores vous dira que de la viande ou du poisson en avion, c’est jamais bon. Et on a la certitude qu’il n’y a rien de bio et de préparé avec amour dans notre plateau. Choisir un repas végétarien, même lorsqu’on n’est pas végétarien, c’est déjà faire en sorte de ne pas faire souffrir un animal inutilement (ici, l’argument du plaisir de la chair ne tient pas!), et peut-être s’assurer une meilleure digestion. Mais aussi et surtout c’est envoyer un signal aux transporteurs aériens que le monde a changé. Un repas chaud n’a pas à contenir un morceau de caoutchouc aillant déjà appartenu à un animal. Un plat de lentilles survit beaucoup mieux à l’altitude. Après les vols sans fumée, à quand le petit signal lumineux annonçant un vol sans viande ?

Le site airlinemeals.com recense des milliers de photos de plateaux repas. On peut y voir des repas végétariens asiatiques de Lufthansa.  Avouez que c’est peut-être un peu plus appétissant que ce repas traditionnel d’Air Canada.

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