Visite au restaurant Toqué de Montréal

Si je comptais sur les doigts d’une main mes meilleurs repas à vie, mes trois repas au Toqué y figureraient. Et si je devais compter sur les doigts de l’autre main mes rencontres marquantes, j’aurais bien envie de réserver un doigt pour Normand Laprise, son chef propriétaire. Toqué figure parmi les restaurants les plus étoilés du guide des restos Voir et demeure le seul établissement montréalais membre du regroupement Relais et Châteaux. Toqué, c’est une classe à part, l’icône de la gastronomie montréalaise. Toqué est probablement aussi le restaurant le plus éthique à Montréal : on y sert que des produits de première qualité, en très grande partie locaux et de saison, sélectionnés avec soin et apprêtés avec grand respect, voire avec amour. Les légumes occupent une place importante dans l’assiette de Toqué, les « restes » sont offerts à des soupes populaires et les végés y sont accueillis en rois. Récit d’une riche rencontre,  pour la panse et la pensée.

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Manger éthique dans les restos montréalais

Les végétariens et végétaliens sont-ils vraiment confinés à aller manger au Commensal s’ils veulent un verre de vin pendant le repas ? Et qu’en est-il des  « omnivores » qui préfèrent une viande bio, un poisson qui ne serait pas menacé et des légumes locaux et de saison ? Est-il possible de transposer les principes de bonne alimentation dont tout le monde parle dans les restaurants montréalais ? On critique le décor, le service et le goût des plats servis, mais que faut-ils penser du choix même des aliments  ?

Curieusement, les différents guides de restos montréalais ne répondent pas vraiment à cette question que je me pose pourtant à chaque fois que j’ai envie d’un bon repas. J’ai donc écrit à la majorité des restaurants quatre et cinq étoiles du guide Voir pour leur demander si on pouvait, chez eux, manger végé ou végan, et ce qu’on savait des aliments servis. J’ai aussi posé la question sur Facebook et j’ai reçu des recommandations. Des « trois étoiles » sont venus se mélanger à ma liste initiale. J’ai mis de côté tous les restos officiellement végétariens, j’y reviendrai peut-être un jour. En attendant, happycow est là. Évidemment, ma démarche n’a rien de journalistique ou de scientifique. J’ai peut-être oublié quelques bonnes tables au passage et omis quelques détails, mais je me suis bien amusée. Et je compte sur vous pour compléter.