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25 trucs pour changer le monde

Qu’on milite pour le gel des droits de scolarité, contre les gaz de schiste ou pour la fin de l’exploitation des animaux, on est tous dans le même bateau : on veut influencer, changer le monde. On parle, on écrit, on manifeste, on rencontre. On fait surtout de son mieux, bien souvent sans savoir si la stratégie qu’on adopte portera fruit. C’est peut-être l’intention qui compte, mais on ne milite pas pour passer le temps, les résultats devraient nous importer aussi. Comment militer efficacement? En fondant nos actions sur les expériences des autres groupes et surtout, sur la psychologie.

À ce sujet, je viens de terminer la lecture Change of Heart, un essai de l’activiste Nick Cooney. Cooney se réfère à de nombreuses études en psychologie pour comprendre comment se produisent les changements sociaux et applique ses observations au militantisme. Change of Heart est rempli d’informations pertinentes, des grandes théories à la pratique et devrait être sur la table de chevet tout militant. Ma copie est toute barbouillée et j’ai des pages et des pages de notes. La plupart de ces idées ne sont pas nouvelles, on sait tout ça intuitivement, mais ça fait du bien coller nos intuitions à des exemples concrets. Pour vous donner une idée, voici en vrac quelques passages que j’ai notés:

  1. La façon dont un miltant est habillé a un rôle déterminant sur la perception qu’on aura de de son  message. Il peut sembler ridicule de devoir s’ « habiller propre » pour aller défendre une cause, mais l’apparence joue un rôle majeur. On a aussi tendance à donner plus de crédibilité et à associer des qualités positives aux personnes qui paraissent bien.
  2. Plus on entend parler d’une chose, plus cette chose a de la valeur à nos yeux. Les causes sociales qui sont les plus vues et entendues sont aussi celles qui sont le plus valorisées, même si elles ne sont objectivement pas les plus importantes.
  3. Nous avons tendance à éviter les situations qui nécessitent de l’empathie, parce qu’éprouver de l’empathie nous coûte cher : « je ne veux pas regarder, ça va me rendre triste ». L’humain a développé des stratégies d’évitement pour échapper à l’anxiété produite par les situations émotionnellement chargées : le plaisir (pour oublier), l’apathie (prétendre qu’on s’en fout), la résignation (pour ce que ça peut changer), le relativisme (le problème n’est pas si grave), le refus de la culpabilité (ce n’est pas ma faute) et faire porter le blâme sur les autres. Les messages des activistes doivent être structurés de telle sorte que le destinataire ne se braque pas avant de l’avoir vu ou entendu.
  4. Dans le même ordre d’idées, dénigrer une victime nous aide à justifier notre décision de ne pas l’aider et on a tendance à rabaisser les souffre-douleur lorsqu’on est potentiellement responsable de leur sort. On entend souvent que les travailleurs du tiers monde « doivent s’habituer à de telles conditions de travail ». Une façon d’éviter cette réaction est de ne pas accuser directement son interlocuteur de la situation.
  5. Utiliser la culpabilité ne fonctionne pas. Quand on sent qu’il y a un conflit entre nos croyances et nos actions, on décroche.
  6. Oui, je cochonne mes lives.On a davantage tendance à donner son accord à une cause plus large si on a déjà fait un petit pas. Il n’y a aucune certitude sur le fait qu’une personne qui a fait un petit pas va plus tard en faire un plus grand, mais il semblerait que les petits pas aient tendance à se suivre. Bref, c’est pas bête d’encourager quelqu’un à suivre les Lundis sans viande avant de lui proposer d’étendre son véganisme à tous les repas pris à la maison.
  7. Les activistes défendent souvent une option minoritaire. La défendre fermement serait contre-productif. Montrer de l’ouverture avec un message cohérent serait plus efficace. Par exemple, il vaudrait mieux défendre l’idée que la souffrance animale est une mauvaise chose plutôt que de défendre le véganisme à tout prix.
  8. Il faut savoir que les gens ont tendance à accorder plus de valeur à l’état actuel des choses qu’aux situations alternatives. On appelle ça le biais du statu quo. On va par exemple avoir l’impression que notre régime actuel est meilleur que celui qu’on pourrait avoir en devenant végétarien.
  9. Les normes sociales jouent un rôle important dans la construction de nos croyances. Un dépliant qui explique que la majorité des gens économisent de l’énergie sera efficace pour qu’on modifie sa consommation d’électricité: on veut faire comme tout le monde. Même en défendant une cause peu populaire, on peut utiliser des normes sociales dans notre discours. Par exemple, les végétariens peuvent dire que « la plupart des gens s’entendent pour condamner la cruauté envers les animaux. »
  10. Plus le nombre de victimes est important, plus on est indifférent.
  11. Lorsqu’on pose un geste « moral », on a tendance à se laisser aller par la suite.  On se dit qu’on a fait sa part et qu’on peut laisser le reste aux autres. Il est donc parfois difficile de mobiliser à l’action au-delà des petits gestes.
  12. Donner son appui à une cause n’est pas la même chose que de s’y impliquer pour produire du changement. Les « like » sur Facebook ne produisent pas grand-chose. Notre activisme doit viser des changements concrets d’attitude ou de comportements.
  13. Les gens veulent entendre des choses qu’ils savent déjà et tendent à ignorer ce qui va à l’encontre de leurs croyances. À partir du moment où on a pris parti sur un sujet, la plupart d’entre nous vont continuer à défendre cette option.
  14. On craint ce qui nous semble être la plus grosse menace, pas ce qui présente objectivement le plus gros risque. De nombreuses familles disent ne pas vouloir habiter en ville parce que c’est trop dangereux, alors qu’elles ont des habitudes qui présentent statistiquement un risque plus important pour leur vie, comme fumer par exemple. Il est plus d’imaginer être agressé que d’imaginer mourir d’un cancer du poumon.
  15. On cherche tous du feedback. Inscrire sur un bac à recyclage le nombre de canettes recyclées la semaine précédente augmente le nombre de canettes recyclées.
  16. Trop d’options mènent à l’immobilisme (pensez à vos REER). Diminuer le nombre d’options possibles facilite le choix.
  17. Lorsqu’on voit son image (dans un miroir par exemple), on agit plus moralement.
  18. Laissez le rationnel de côté et faites appel aux émotions : racontez des histoires ! On oublie les chiffres, on se rappelle les histoires.
  19. Quand vous négociez, sortez prendre l’air. On a tendance à être d’accord avec une idée si la personne qui la présente sort de la salle et à l’inverse, à rejeter une idée si la personne reste. Les gens ont besoin de sentir qu’ils se font une idée par eux-mêmes.
  20. Pour avoir l’air impartial, il est parfois payant de donner quelques arguments qui vont contre nos propres intérêts.
  21. Les personnes qui nous influencent sont celles avec qui on aimerait être ami. Pour influencer, il faut être sympathique! On a aussi tendance à être influencé par des personnes qui nous ressemblent…
  22. Il faut s’en tenir aux faits. Laissez tomber les listes de « vérités » et « mensonges ». Après quelques jours, on mélange tout et les mensonges deviennent des vérités.
  23. Le dégoût, ça marche. Les images de poumons de fumeurs et d’animaux maltraités incitent à l’action.
  24. Quand on enlève une « liberté » à quelqu’un, il a tendance à lui donner plus de valeur par la suite. Les interdictions (comme pour le phosphate, le foie gras, la cigarette) peuvent rendre le produit interdit désirable.
  25. On influence d’abord les personnes autour de nous. Il faut donc chercher à s’entourer de personnes qui ne partagent pas exactement notre point de vue plutôt que de personnes exactement comme nous pour lentement les faire évoluer, pour qu’elles influencent leurs amis à leur tour.

Et vous, vous avez des trucs pour changer le monde ?

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11 Comments

  1. Jean-Philippe Royer

    À propos du point 7 : Je crois que l’étapisme moral — le fait d’en demander moins aux gens que ce qu’il serait leur devoir de faire — est une erreur coûteuse. On crée, en autres, de la confusion à propos des raisons qui justifient le changement de comportement exigé. On risque aussi de légimtimiser des pratiques qui * n’ont pas de valeur morale * (flexitarisme, végétarisme). Il est mieux de militer de manière créative en faveur du véganisme moral comme un seuil minimal * à la portée de tous *. Par exemple, on crée une banque de données sur les vins végans de la SAQ (les gens aiment boirent). On crée un blogue sur des recettes végannes de BBQ en vue de la saison estivale (les gens aiment manger dehors). On accompagne ces initiatives d’un message clair sur les fondements du véganisme moral. Bref, il faut simplement faire comprendre aux gens qu’être végan ce n’est pas se priver ou arrêter de faire des choses qui nous rendent heureux. Être végan, c’est faire les choses dans le respect de tous les êtres sensibles humains et non humains. La plupart du temps, cela implique uniquement de modifier nos habitudes.

    Nos efforts militants devraient donc être consacrés à démystifier le véganisme, à le rendre plus accessible. Or, c’est exactement le contraire qui est fait lorsque l’on dilue les exigences éthiques et que l’on amoindrit les demandes faites aux gens. On contribue à stigmatiser et à marginaliser le véganisme. Ce faisant, on accole nous-mêmes au véganisme, les étiquettes de « radical », « extrême » et « absolutiste ». Bref, on le * rend * par notre propre comportement militant moins attrayant. Peut-être que d’un point de vue marketing, c’est un succès. La stratégie étapiste incite probablement beaucoup de personnes à adopter le végétarisme (probablement davantage le flexitarisme). Mais, faut-il pour autant conclure à la victoire morale? Tant qu’il ne sera pas clair dans l’esprit des gens que l’omnivorisme, le flexitarisme, le végétarisme sont directement liés à l’exploitation animale et qu’ils ne constituent * pas * des pratiques éthiques, je ne crois pas. Le véganisme a besoin de voix pour se faire entendre, mais ça, je ne suis pas certain que Nick Cooney l’ait compris.

  2. Commentaire rapide : Je ne crois pas qu’un exclut l’autre. Encourager les petits pas peut très bien se faire en ayant un objectif final clair. Si on s’éloigne du véganisme pour parler politique, j’ai toujours été d’accord avec la stratégie des gouvernements souvenainistes qui négociaient avec Ottawa pour aller chercher plus de pouvoirs. La population comprend ainsi que le Québec peut mieux s’épanouir avec davantage de leviers économiques et culturels et accepte ainsi, je crois, l’idée de souvernaineté plus facilement – on lui laisse le temps. Et il ne faut pas associer le cul de sac actuel à cette mauvais stratégie. Dans le cas de l’exploitation animale, si on continue de dire que l’objectif ultime est le véganisme, encourager les lundis sans viande, les « semaines » sans viande, les « mois » sans viande, le sans viande partout sauf au resto me semble efficace (viande ici inclut tout ce qui est animal). On laisse à chacun le temps d’avancer à son rythme. Coony demeure clair : ça va fonctionner SEULEMENT si l’objectif ultime est clair et si on accompagne la personne dans son cheminement.

  3. Diane Dion

    Il est dit que l’on veut surtout devenir le changement que l’on vise à voir un jour se réaliser dans le monde, je suis d’accord.
    Je suggère que, lorsqu’on s’est engagé sur le chemin de devenir ce changement, nos valeurs ne sont plus négociables. Reste alors à acquérir des trucs oui, mais également et surtout la sagesse, à savoir comment les utiliser.
    J’aimerais apporter quelques commentaires concernant :
    6) En tant que personne engagée dans un style de vie végan, il serait dans ma ligne de conduite de proposer un repas végétalien par semaine plutôt qu’une journée sans viande. Tout aussi facile.
    7) Le véganisme est le seul moyen de mettre fin à la souffrance animale qui est la conséquence directe de leur exploitation. Au lieu de débattre sur la souffrance animale pendant qu’entretemps, les animaux se font torturer, il me semble plus logique d’introduire la notion du véganisme qui cherche avant tout à abolir la cause première de leur souffrance.

  4. Diane, tu as absolument raison. J’utilise l’expression « lundi sans viande » par automatisme, parce que je n’ai rien de plus facile sous le doigt, mais ça devrait être « lundi sans animaux » ou « lundi herbivore ». Quant au point 7, c’est simplement une stratégie. Le mot ‘véganisme’ a une connotation religieuse ou dogmatique, pour certains, ça fait peur. À partir du moment ou on comprend que la souffrance animale est inacceptable, le véganisme est la seule option viable. Mais il faut passer par l’argument de souffrance et je pense que c’est ce que l’auteur essaie d’expliquer. En d’autres mots, si je rencontre une nouvelle personne, je vais d’abord trouver un terrain sur lequel on s’entend toutes les deux. La compassion animale, ça marche presque tout le temps. On réalise ensuite que le véganisme est la seule façon d’y mettre fin. Si je parle de véganisme sans avoir expliqué le pourquoi, la porte se ferme rapidement.

  5. La neurologie confirmerait le point 13:

    When it comes to forming opinions and making judgments on hot political issues, partisans of both parties don’t let facts get in the way of their decision-making, according to a new Emory University study.

    Source: Science Daily

  6. Diane Dion

    De retour au point 6, je crois que l’étapisme a sa place, cependant je crois également qu’il faut être vigilant afin de ne pas encourager une certaine procrastination. Il est difficile pour beaucoup d’entre nous d’aller au-delà de notre zone de confort, qu’il s’agisse d’une question de moralité ou autre.
    Ceci dit, on peut très bien accompagner une personne dans son cheminement en vue d’adopter un style de vie végan, tout en l’encourageant à aller à son propre rythme, sans passer par le végétarisme.
    Beaucoup de gens ignorent ce fait parce que nous avons souvent la mauvaise habitude de tourner alentour du pot, au lieu d’aborder le sujet directement, en exposant nos valeurs et sans craindre de scandaliser ou d’être jugé.
    Je crois que le meilleur truc quand on milite c’est de croire en la raison pour laquelle on milite!!!!! et avec l’intention d’apporter un peu de paix et d’amour dans ce monde de violence.

    Être végan n’est pas une étiquette c’est un honneur.

  7. Bravo

    Je trouvent tous ces points intéressants. Seul l’item du dégoût ne me convainc pas totalement. Je suis aussi un ex-fumeur et les paquets dégueulasses ne me faisaient rien du tout. L’image du cancéreux attaché à un poumon respiratoire a toutefois eu le don de me faire réfléchir à plusieurs reprises (miroir). La ligne est fine entre le dégout ( qui peut amener les gens à détourner le regard, se fermer) et le malaise. Et je pense qu’un malaise bien dosé a plus d’efficacité qu’un dégout bien dégueulasse. L’image de pâte rose de McCroquettes qui ressemble à du sorbet est le genre d’image pas tout à fait dégoutante mais pas du tout rassurante non-plus. C’est le malaise et la confusion qu’elle provoque qui fait que les gens réagissent.

    Félicitations pour tes billets Élise.

    Les autres, arrêtez de copier/coller du Francione et soyez créatifs.

    Bon malaise à tous :P

  8. Diane Dion

    Personnellement, je préfère éclairer les gens quant aux moyens d’éviter les malaises. Je crois
    que la situation mondiale est dans un état déjà assez chaotique sans chercher à provoquer encore plus de confusion.
    C’est une simple question de respect pour ses semblables que de vouloir les amener à voir clair, en les sortant, justement, de leur confusion,pour qu’ils puissent agir et non réagir.

    Pouvoir s’inspirer du travail du Professeur Francione dans le but de réaliser cet objectif est
    heureusement un moyen à la portée de tous.

  9. Bonsoir,
    Pour le dégoût, je n’ai pas oublié les photos d’un livre de physique- chimie du collège , qui comparait les poumons d’un fumeur et d’un non fumeur. C’est gravé quelque part, d’où ma réticence à fumer. Le tarif en France est aussi repoussant.

    Pour le point 24, je n’y avais pas pensé : c’est sans doute cela qui donne l’idée d’être un rebelle aux fumeurs de cannabis…

    Le point 6 fait beaucoup penser à la technique du « pied dans la porte » exposée dans le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens. Inciter à faire peu pour de fil en aiguille en faire beaucoup plus.

    D’une façon générale, présenter des avantages simples liés à un changement de comportement (c’est à dire sans passage par l’explication, ni usage de la capacité de réflexion de la cible) a plus de chance de marquer les esprits qu’utiliser l’esprit rationnel, ou de présenter les aspects négatifs. Sentimentalement, les aspects négatifs de la pratique à modifier risquent de donner une mauvaise image de soi à la cible, qui alors risque de rejeter la pratique « positive » à adopter.

    Le film « Thank you for smoking » avec Aaron Eckart, a le mérite d’expliciter l’art de l’argumentation, qui surpasse la négociation axée sur l’affectif uniquement.
    L’art d’avoir toujours raison d’Arthur Schopenhauer(je sais, c’est super vieux) explicite les étapes d’une argumentation gagnante (utilisé dans le jeu politique en France, où celui qui a raison est celui qui parle le plus fort, coupe la parole, parle en dernier, ridiculise l’adversaire, a l’aval du public …)

    Merci pour cet article.
    Erick

  10. Jean-Philippe Royer

    Je réagis tardivement pour faire la distinction entre « étapisme moral » et ce que j’appelle « étapisme psychologique ».

    L’étapisme moral, c’est le fait d’en demander moins aux gens que ce qu’il serait leur devoir de faire, sans vraiment établir clairement en quoi consiste cette obligation morale (le véganisme). C’est pour ça que l’on parle généralement de « dilution morale ».

    L’étapisme psychologique, c’est le fait d’établir clairement la norme morale qui constitue l’objectif et d’atteindre cet objectif normatif à la suite d’une série d’étapes transitoires. La clé est que la personne sait que les étapes ne sont pas des fins en soi et qu’elle doit continuellement progresser vers l’objectif moral.

    Or, comme Diane le disait, l’étapisme psychologique est compatible avec une approche abolitionniste qui s’en tient à la promotion du véganisme alors que l’étapisme moral entre en contradiction avec une telle approche.

    Généralement, les néowelfaristes développent pour leur part une approche fondée sur l’étapisme moral. Ultimement, ils croient que c’est l’étapisme moral (et non l’étapisme psychologique) qui est une stratégie efficace. Il ne suffit pas pour eux d’encourager vers l’objectif ultime, il faut très souvent le cacher, le réserver à plus tard. Il faut d’abord faire la promotion d’une étape transitoire comme si c’était une fin en soi pour espérer rejoindre les gens (les oeufs de poules en liberté, les lundis sans viande, la viande « humane », le lait biologique, militer contre la fourrure, mais être tolérant à l’égard du cuir et de la laine, etc.).

    Bien qu’abolitionnistes et néowelfaristes partagent l’objectif d’abolir l’exploitation animale, ils divergent quant à leurs croyances sur la bonne stratégie à adopter. L’abolitionniste récuse l’étapisme moral à l’égard duquel le néowelfariste est engagé.

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